Muramasa: The demon blade

Posted On samedi, août 6th, 2011 By Kainou

Petite découverte faite par mon ami Tukuyomi, « Muramasa : The demon Blade » un jeu improbable. Non pas improbable de par son contexte, ni improbable de par son gameplay. Improbable car il s’agit d’un jeu de « Gamer » comme ils disent les gens, aujourd’hui, et qu’il a été développé sur Wii !

« Koi kestudi ! 1 jeu 2 gamer sur 1 wii ? LOL » Oui mon bon Kévin, ça t’en bouche un coin que ça ne soit pas sur ta PayStation3 Ni sur ta Xboite 3€60 ? Mais ne te pends pas tout de suite, n’oublie pas que tu peux emprunter celle de Mamie malgré tout. Je te dirais même comment jouer à ce magnifique jeu sans la console de Big N ! Allons mes bon, il est grand temps de rentrer dans le vif du sujet après cette intro digne d’une vidéo de Hooper.

Jeu de Vanillaware, petite boite de développement japonaise, au style graphique si particulier et créateurs de gameplays aussi simples qu’exigeants. Ils furent aux commandes de plusieurs jeux, allant de la Saturn à la prochaine Playstation Vita en passant par la NDS. Explorant différents folklores, différentes époques et différentes psyché de différents personnages. Bref le maître mot, vous l’aurez compris, est « Diffèrent » et pour ne rien vous cacher, j’ai succomber à la wii pour ce jeu. Faible homme que je suis !

Dans cette œuvre, nous retrouvons deux protagonistes. Kisuke, le Ninja amnésique, détaché de tout, assaillis par des hordes de ninja le sermonnant de « Wais, tuer ses copains, ce n’est pas très sympa quand même ! On va t’botter les fesses ». Momohime, la jeune fille toute kawaii-choupinette possédée (Par erreur, Vas-y la boulette) par Jinkuro qui est un gros méchant ! Le tout, aux vue des noms, et de la fonction de Kisuke, en plein cœur du japon féodal.

"J'en ai pêché un gros comme ça"

"J'en ai pêché un gros comme ça"

Oh sacro-sainte 2D, toi qui au fil des ans ne prends jamais une ride et est toujours aussi belle et attachante. Muramasa et les jeux Vanillaware sont une ode au jeu en deux dimensions et à l’animation de qualité. Impression de jouer dans une estampe traditionnelle se fait ressentir tout au long du jeu. Non seulement par le Character Design de toute première qualité, mais aussi par le choix du bestiaire allègrement pompé sur les légendes japonaises. On y retrouve pelle-mêle des Kappa, Oni, Gaki et j’en passe apportant consistance à cet univers.

« Tu disais jeu de gamer mon bon Kainou ? » Oui cher lecteur anonyme. Pourtant il est tout à fait accessible à ta grand mère et à ton fils. Derrière ce tour de force se trouve la parade la plus vieille du jeu vidéo, le célèbre niveau de difficulté. Trois niveaux de difficulté sont au rendez-vous. Muso, qui est un mode normal où n’importe quel joueur peut s’en sortir plus ou moins. Shura, qui est un mode difficile, ou vous devrez faire de votre mieux pour résister à des ennemis avancées. Et enfin le mode Shigurui qui est un mode débloquable où vous devrez traverser l’intégralité du jeu avec un seul point de vie. Autant dire qu’il y a du challenge pour tout type de joueurs. Là ou Muramasa se démarque des autres jeux, si vous commencez en Muso, et que vous trouvez les combats trop faciles, vous pouvez tout a fait en cours de partie changer le niveau de difficulté pour vous offrir la meilleure expérience possible.

Même pour le Sashimi, Kisuke n'hésite pas à utiliser son katana démoniaque.

Même pour le Sashimi, Kisuke n'hésite pas à utiliser son katana démoniaque.

Ok, ok, je fais mon fanboy pour un second article, mais j’ai envie de vous dire à toi, Kévin, et toi, lecteur anonyme : Bordel de dieu, c’est un chef d’œuvre, jouez-y ! Comme vous vous en doutez, je dois bien finir par faire ma langue de pute à un moment ou a un autre. Le jeu s’est plutôt bien vendu au Japon, aux USA aussi mais en Europe et particulièrement en France, il a fait un joli petit flop. L’explication tien en trois mot : Traduction horriblement fade. J’eusse été plus coutumier d’un langage fleuri, or, malgré ses points noirs, le studio en charge de la traduction a su toucher la corde sensible de l’otaku qui se cache en moi. La traduction française est complètement hors du ton des personnages, donne l’impression d’avoir été faite par un stagiaire de collège tellement le vocabulaire est limité. Heureusement, les voix sont restées en japonais, et comble du bonheur, vous pouvez passer le firmware de la Wii en anglais pour jouer dans la langue de Shakespear qui elle, eut droit à une traduction correcte selon mes critères.

Conclusion: Pour 15 malheureux euros en neuf sur le net, vous ne devez surtout pas passer à coté, même si vous ne pouvez pas acheter de Wii , achetez le, et jouez-y sur Dolphin, il passe plutôt bien.

Toutes les images de cet article sont la propriété de Vanillaware ltd

One Response to “Muramasa: The demon blade”

  1. […] Ico (PS2 2002), Odin Sphere (PS2 2008), Flower, Sun & Rain (DS 2008), Big Bang Mini (DS 2009), Muramasa (Wii 2009), A Shadow’s Tale (Wii 2010), etc… Le jeu vidéo indépendant souffre […]

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